37.2 - Les gels pour le nettoyage : état de l’art et développements de la recherche

01/06/17

Dans le cadre de la conservation, on entend par « nettoyage » toutes les opérations qui visent non seulement à la récupération des valeurs esthétiques originales de la surface traitée, mais aussi à l’élimination des substances qui pourraient causer une dégradation. Dans la plupart des cas, les matériaux qui ne permettent pas une lecture correcte d’une œuvre d’art se situent en surface, par exemple, dans une peinture ils se situent au-dessus de la couche picturale. Le nettoyage est, donc, une opération délicate car il est réalisé sur des couches très proches de la peinture et parce que son action est irréversible. Pour cette raison, l’action des systèmes nettoyants ne doit être que superficielle et ne doit enlever que les substances indésirables ; un système idéal devrait, donc, être actif seulement et exclusivement sur les matériaux qui doivent être éliminés et ne devrait interagir en aucun cas avec le substrat pictural. L’introduction de systèmes nettoyants gélifiés a, sans aucun doute, amélioré les outils à disposition du conservateur pour un nettoyage plus correct et sûr. De tels systèmes réussissent à limiter l’action du solvant aux seules premières couches de l’œuvre grâce à la capacité de rétention caractéristique des structures gélifiées. L’utilisation de gels comme instruments de nettoyage d’œuvres d’art est assez récent. Les premières études en ce sens ont été effectuées par Wolbers dans la moitié des années ’80 [1], mais, comme il arrive toujours dans ces cas, les premières applications ne sont arrivées qu’à distance de quelques années et ont été introduites en Italie grâce à Paolo Cremonesi dans la moitié des années ’90 [2].
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