39. 1 – A la défense des remparts !

30/11/-1

L’Italie possède un trésor souvent négligé, c’est-à-dire les très nombreux restes des remparts de défense, résultat d’une stratification historique et architecturale de plusieurs millénaires : remparts étrusques, grecs, romains, du Moyen-Age et de la Renaissance. Nous avons des remparts réduits à des moignons, désormais étrangers et sortis du contexte, d’autres qui délimitent encore quelques zones de la ville, d’autres encore pratiquement phagocytés par le tissu architectural urbain, jusqu’à abriter à l’intérieur des habitations civiles qui jouissent au bout de quelques siècles, de la solidité de structures construites pour supporter les frappes des catapultes d’abord, et des canons ensuite. Quelquefois, les remparts deviennent un problème titanesque pour de petites administrations qui, avec leurs budgets limités, se trouvent à affronter des problèmes de conservation stratifiés par des siècles de négligence. D’autres fois, la conservation des remparts devient une force motrice pour l’économie touristique de la zone, comme c’est le cas de Citadella et de Sabbioneta. Certains endroits se sont même coordonnés pour donner une impulsion à la sauvegarde de ces monuments atypiques, comme l’Association des Villes Murées de la Vénétie, née en 1997 avec le patronage de la Région Veneto, avec 38 communes adhérentes. (www.cittamurateveneto.it)  

Précisément, en Vénétie, trois importantes enceintes murales ont vu en action un produit CTS qui unit l’effet consolidant à une action biocide qui dure dans le temps : le
Bio Estel. En effet, un cocktail de molécules biocides et de silicate d’éthyle permet d’intervenir sur celles qui sont les principales problématiques dans ces situations. Les murs présentent presque toujours une décohésion au niveau des mortiers, souvent aussi des éléments de pierre, et ceci non seulement par effet de l’eau et du vent, mais aussi en raison de la croissance de micro-organismes ou même de plantes supérieures. Herbe, arbustes, petits arbres comme les figuiers, ont tous un effet mécanique sur les zones de pousse, qui dans le cas de petits arbres peut être dévastateur : dans le passé, ceci ne représentait pas un problème grâce à un entretien continu, mais aujourd’hui il faut raisonner en termes de traitements d’efficacité prolongée dans le temps. En effet, il est vrai que seulement dans de rares situation d’excellence on suit un programme d’entretien.  

C’est le cas de Cittadella, où, en ce moment, on est en train d’appliquer le biocide Biotin R, afin de protéger les surfaces, encore en bon état, qui avaient été traitées des années auparavant avec Bio Estel.  

Sur la
“Photo 1” un moment de l’application de Biotin R, effectuée par des alpinistes expérimentés (Nous remercions pour la photo l’Architecte Ada Bianco)  

D’autres traitements avec Bio Estel ont été effectués en 2008 sur les murs de Monselice, en province de Padoue, et sur celles de la Scala de Soave, en province de Vérone, qui remontent à 1369.

Le premier chantier relatif à des enceintes murales sur lesquelles avait été employé ce produit, en 2001, étaient les remparts de Farnese à Piacenza, tandis que le produit Estel 1000, dont le seul effet est de consolider, avait été appliqué l’année suivante sur les remparts romains de l’antique Tarraco (aujourd’hui Tarrogona), en Espagne, qui remontent au II siècle avant J.C. et qui ne présentaient pas de problème d’attaque microbiologique.
Les remparts de Tarragona, déclarées par l’Unesco Patrimoine Mondial de l’Humanité (“Photo 2”)      

Des remparts plus anciens que les romains sont presque toujours insérés dans des contextes de parcs archéologiques, non seulement comme ruines ou restes de tracés, mais quelquefois même bien conservés, comme ceux de la probable fondation grecque de Castiglione de Paludi, en province de Cosenza, petite ville qui a eu son apogée sous les bruzi (
ou bretti), au III-IV siècle avant J.C. Même ces murs ont été soumis à un traitement de consolidation avec Estel 1000. Les dernières années ont vu se multiplier ce type d’intervention, grâce à une sensibilité accrue et une conscience de l’importance même économique de ces apparats de défense : en Espagne, les interventions avec les produits de la ligne Estel et Biotin ont intéressé les remparts de San Vicente de la Sonsierra, près de La Rioja, ceux de Fuente Salada à Medina Sidonia, près de Cadix, et ceux de Merinies à Ceuta, tandis qu’en Italie on fait référence à Vicopisano en commune de Pise, au Cassero de Poggibonsi en province de Sienne, et à ceux historiques de Loreto.
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